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| La législation sur les paris en ligne en Europe et aux Etats-Unis |
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Alors qu'ils sont désormais interdits sur le sol américain, les paris en ligne font fureur en Europe et sont même encouragés par Bruxelles
Aux Etats-Unis :
Le Sénat américain a adopté le 2 octobre un texte qui interdit aux Etats-Unis les transactions financières liées à la plupart des jeux en ligne. Le vote de cette loi tant redoutée a fait aussitôt chuter de moitié la valeur des sociétés de jeux d’argent sur Internet à la Bourse de Londres : elles réalisaient le plus gros de leurs bénéfices outre-Atlantique. Sportingbet y a réalisé 62% de son chiffre d’affaires l’an dernier, PartyGaming 67% au premier semestre et 888 52 %. Le secteur espérait depuis des mois que cette loi, déjà approuvée par la chambre des représentants, ne passerait pas au Sénat. C’était sans compter sur la persévérance du chef de la majorité républicain au Sénat Bill Frist, qui affiche des ambitions présidentielles pour 2008. Cet été, déjà, la menace s’était faite plus réelle avec les arrestations du directeur général et du président de BetOnSports et Sportingbet respectivement, le premier au Texas pour violation d’une loi de 1961 (le Wire Act) sur les paris sportifs par téléphone, le second pour infraction à une loi déjà en vigueur en Louisiane contre le jeu en ligne. Richard Carter, du groupe financier britannique Numis Securities, estime que ce vote est « très politique » et assez « hypocrite » puisque les courses de chevaux ne sont pas concernées. Sportingbet doute également que la volonté de « protéger les familles » mise en avant par les promoteurs du texte soit leur seule motivation.
En Europe :
Les sites Web de paris sportifs se bousculent au portillon en Europe, notamment en Grande-Bretagne où on en compterait entre 300 et 500. Et pour cause : le marché est énorme. Un rapport de l’Institut suisse de droit comparé, commandé par la Commission européenne et publié en avril 2006, estimait les revenus nets (mises – gains) de l’industrie des paris dans l’UE à 8,926 milliards d’euros en 2003. Un succès qui menace les monopoles nationaux sur les paris sportifs, comme ceux de la Française des Jeux et de PMU en France. Le secteur est ainsi entièrement contrôlé par les Etats, qui font souvent obstacle aux groupes privés qui voudraient pénétrer le marché. Sans doute plus pour longtemps. La Commission européenne a épinglé en avril sept monopoles nationaux sur les paris sportifs (Danemark, Finlande, Allemagne, Hongrie, Italie, Pays-Bas et Suède). Tout en affirmant qu’il « ne cherche pas à libéraliser » ce marché, le commissaire au Marché intérieur Charlie McCreevy a lancé contre ces monopoles une véritable machine de guerre. Des dizaines de procédures, déclenchées par les plaintes de groupes privés, sont en attente. Le commissaire irlandais a complété son tableau de chasse, en ouvrant des procédures d’infraction contre la France, l’Autriche et une nouvelle fois l’Italie. Tandis que Bruxelles reproche à l’Italie d’avoir bloqué les sites Internet de certains opérateurs étrangers organisant des paris sportifs, il en veut à l’Autriche car elle interdit aux casinos étrangers de faire de la publicité sur son sol. Quand à la France, il s’étonne que Paris interdise aux opérateurs étrangers d’accéder « au marché des paris sportifs et hippique pour des raisons telles que la protection des consommateurs vis-à-vis de la dépendance du jeu », alors même que « le marché français des paris sportifs semble continuer à se développer et à offrir de plus en plus de possibilités de parier. »
Qui bluffe ?
Le gouvernement a annoncé sa volonté de renforcer la répression de la publicité en faveur des sites Web proposant des jeux d'argents illégaux. Il compte mettre ainsi un terme à leur développement. Pour cela, Matignon prévoit un plan d'action interministériel avec des poursuites judiciaires systématiques contre les personnes se livrant à de la publicité en faveur de ces jeux illégaux, et un renforcement des sanctions contre de telles publicités. Un observatoire des jeux d'argent liés aux nouvelles technologies sera mis en place pour faire de la veille Internet.
La question est de savoir ce qui est vraiment illégal. Pour le gouvernement, il s'agit de presque tous les sites de jeu en ligne actuels. Jusqu'à présent, ces entreprises, dont les sièges sociaux se trouvent à l'étranger, étaient tolérées. Mais le développement de la publicité a changé la donne. Fin septembre, les deux dirigeants de la société Bwin, qui sponsorisaient notamment des clubs de football français, ont été mis en examen au nom de l'atteinte au monopole d'Etat sur les courses hippiques et autres loteries. Sauf que, la semaine dernière, la Commission européenne a demandé des comptes à Paris. En résumé, la France pourra garder son monopole si, dans le même temps, elle n'incite pas les citoyens à jouer en faisant elle-même de la publicité. Ce qui est malheureusement le cas. Une procédure communautaire a donc été ouverte. Elle pourrait aboutir à ouvrir le marché. « Notre activité est légale au sein de l'Union européenne, affirme-t-on chez Betway. C'est à la France de se mettre en conformité avec la législation européenne. »
M. Marcel Rainaud attire l'attention de Mme la ministre de l'économie, des finances et de l'emploi sur les conséquences de l'application de la directive européenne sur les paris en ligne.
En effet, l'application de cette directive, conduira à la perte du monopole du PMU sur les courses de chevaux.
Or, une part importante du financement de la filière cheval, des sociétés d'organisation de courses de trot et de galop, qui regroupent près de 160 000 emplois, vient du versement d'une partie des recettes du PMU à cette filière.
Il lui demande donc de préciser les mesures qu'elle entend mettre en œuvre pour que l'application de la directive européenne sur les paris en ligne n'engendre pas, à l'échelon national, un grave déséquilibre financier de l'ensemble de la filière cheval.

Le ministre du budget, des comptes publics et de la fonction publique a pris connaissance avec intérêt de la question relative au monopole du pari mutuel urbain (PMU), contesté par la Commission européenne. La Commission européenne a adressé à la France, le 18 octobre 2006, une lettre de mise en demeure sur sa législation en matière de jeux d'argent et de hasard. À la suite de la réponse transmise à la commission le 12 janvier 2007, le collège des commissaires a décidé, le 27 juin 2007, d'adresser à la France un avis motivé portant sur les pronostics sportifs et les paris hippiques à distance. La France a répondu à l'avis motivé le 29 octobre dernier. Il est important de souligner qu'il n'existe pas, à l'heure actuelle, de cadre communautaire sur les paris en ligne. La Commission reproche à la législation nationale une atteinte au principe de libre prestation de service (art. 49 du traité CE). Les jeux ne constituent pas une activité économique ordinaire. Selon les modalités de leur exploitation, ils peuvent comporter des risques importants, sur le plan individuel et collectif : dépendance, risques pour les mineurs, atteintes à l'ordre public par la fraude ou le blanchiment de capitaux. Pour faire face à ces risques et protéger l'intérêt général et l'ordre social, les autorités françaises ont mis en place un modèle d'encadrement des jeux qui repose sur des autorisations préalables et droits exclusifs pour chaque segment d'activité, permettant ainsi de canaliser la demande de jeux vers une offre contrôlée et non addictive. Afin d'expliquer les particularités du système français à la commission européenne, le ministre du budget, des comptes publics et de la fonction publique, et le secrétaire d'État aux affaires européennes ont rencontré le commissaire McCreevy, en charge du marché intérieur et des services, le 6 novembre 2007. À cette occasion, les ministres ont fait part de la volonté du Gouvernement de privilégier une solution consensuelle dans le cadre de discussions approfondies avec la Commission et d'étudier les modalités d'une ouverture maîtrisée du marché des paris sportifs en ligne, dans le respect des principes fondamentaux du système français respect des impératifs d'ordre public et d'ordre social, mise en place d'une fiscalité équitable entre opérateurs, défense du pari mutuel, financement de la filière équine. Dans ce contexte, il a été décidé de lancer une mission interministérielle d'inspection chargée de faire au Gouvernement des préconisations d'ensemble sur les jeux. À l'issue de cette mission, le Gouvernement présentera au premier trimestre 2008 un certain nombre de propositions d'ouverture qui prendront en compte les objectifs qui sont les siens, notamment au regard du financement et du soutien de la filière équine.
Il faudra desormais compter sur Chypres et Maltes qui sont entres dans la zone euro
La République de Malte paradis des casinos en ligne est devenue lundi à minuit locale le
15e pays de l'Union européenne à adopter l'euro en remplacement de sa
monnaie. La lire maltaise monnaie adopte en 1983.
Maltes devient ainsi le plus petit Etat de l'Union mais aussi fier que les grand.
L'évènement a été salué en même temps que le Nouvel An par des
concerts et par un feu d'artifice tiré au-dessus du port de La Valette,
la capitale de ce petit archipel méditerranéen situé au sud de la
Sicile et peuplé de 402.000 habitants.
Le Premier ministre
Lawrence Gonzi a été le premier à obtenir des euros à un distributeur
automatique situé sur les quais où arrivent chaque jour les milliers de
touristes descendant des grands paquebots de croisière pour visiter le
plus petit pays de l'Union européenne.
Une heure auparavant c'etait Chypre qui faisait son entree dans cette zone euro.
Et la France prevoyante ....
En 2008 Nantes ouvrire un centre de recherche pour les accrocs au casino et aux jeux.
Le but de ce centre de recherche est de pouvoir mieux comprendre qui se cache derrière un joueur compusif : qui est il ? qu'est ce qu'il le pousse a sombrer dans les jeux, le nombres....
La prise en charge de ces joueurs est actuellement insuffisante, le nombre de joueurs dependants est estime entre 600 000 et 1.5 millions de joueurs dependants du jeu.
Le monopole de la francaise des jeux mis a mal par la justice francaise
La justice française a de nouveau mis en cause le monopole des jeux en France en ordonnant hier qu’un juge examine la conformité de ce monopole avec la jurisprudence européenne qui ne l’autorise que s’il permet notamment de lutter contre la criminalité.
L’État a promis d’ici à février 2008 « une ouverture maîtrisée du monopole de la Française des jeux et du Pari mutuel urbain », conformément à l’injonction de la Commission européenne, qui a engagé une procédure d’infraction contre la France et réclame une ouverture du marché, critiquant le monopole de la FDJ et du PMU.
Hier, la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Versailles était saisie d’un recours d’un ex-dirigeant de l’entreprise de paris en ligne Unibet (basée à Malte et cotée en Suède), poursuivi pour « loterie illicite », après deux plaintes de la FDJ et du PMU, pour atteinte à leur monopole.
La cour a demandé à un juge d’enquêter sur plusieurs points pour lui permettre d’apprécier la conformité de la législation nationale avec la loi européenne.
« Ce qui était un procès contre nous devient un procès contre l’Etat », s’est félicité Me Sur, défenseur de Didier Dewin, ex-vice-président d’ Unibet, qui demandait l’annulation de sa mise en examen. La FDJ, pour qui les paris sportifs représentent 387 M
E
(4 % de son chiffre d’affaires), a estimé qu’il ne s’agissait que d’une décision conforme à la jurisprudence européenne.
Dans son arrêt, la cour donne pouvoir au magistrat instructeur d’« entendre tout responsable des ministères compétents, apte à fournir les justifications que le gouvernement français entend développer au soutien de sa position au cours des discussions entreprises avec la Commission européenne ». Elle précise que l’État doit pouvoir démontrer que ce monopole a été mis en place, pour « prévenir l’exploitation des jeux de hasard à des fins criminelles ou frauduleuses en les canalisant dans des circuits contrôlables ». Gram Wood, spécialiste des jeux en ligne, estime que « cet arrêt marque les premiers pas de la France vers la libéralisation des paris sportifs ».
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